Ma bulle secrète n°1

Espoir

Le fou est celui qui continue d’avoir confiance.
Je suis donc folle.


Le rêveur est celui qui continue d’espérer.
Je suis donc rêveuse.


Le comique est celui qui continue de faire rire.
Je suis donc drôle.


Le passionné est celui qui continue de découvrir.
Je suis donc curieuse.


L’amoureux est celui qui continue de donner.
Je suis donc aimée.


Le révolutionnaire est celui qui continue de créer.
Je suis donc un rythme.


Le poète est celui qui continue d’imaginer
Je suis donc une émotion


L’historien est celui qui continue à informer
Je suis donc une conteuse


Le musicien est celui qui continue à vibrer
Je suis donc un souffle

 

Je repars à zéro avec un quatre devant. J’ai parcouru un sacré chemin depuis mon enfance. Je me rappelle de mon regard sur les gens, les choses, la nature. Les sentiments humains sont parfois détestables. Mais certains sentiments valent la peine de franchir toutes ces vallées inondées. On les piétine, on s’y enfonce, on tombe, on nous pousse même de façon consciente.

 

Mais ma nature n’est pas de rester à terre.

 

Ma nature est de rester debout. La maladie, la mort ne m’ont pas encore attrapée. Je ne les laisserais pas m’achever.

 

Je n’ai pas peur de dire que j’aimerai être éternelle. Pourquoi ? Pour voir, découvrir, ressentir encore et encore. Pour vivre tout simplement.

 

Un jour, je serais poussière mais une poussière lumineuse. Pas une poussière terne, ni fade. Une poussière colorée.

 

Nous sommes des milliards. Nous sommes une multitude à savoir que nous allons mourir.
Dire à un enfant qui commence sa vie qu’un jour cette vie va se terminer : comment osons-nous leur avouer cette réalité ? Comment arrivons-nous à tenir leur regard quand ils comprennent que la vie n’est pas comme une ligne droite, qu’elle n’est pas indéfinie ?

 

Alors oui, je vous convie à peindre votre propre tableau humain : vivons cette vie qui nous est offerte avec le plus de délectation possible, que chaque respiration soit une saveur douce et sucrée. Nous n’avons pas tous et toutes la chance d’apprécier cette vie comme un fruit bien juteux. Mais pour ceux qui luttent, qui souffrent, nous nous devons de rire avec ces jours qui passent comme une vaste blague. N’ayons pas honte d’être heureux pour eux. Donnons leur notre force, donnons leur ce qu’ils ne connaitront peut-être jamais.

 

Ridicule de croire à la paix, ridicule de croire à l’amour, ridicule de croire aux changements de mentalités….je m’esclaffe, je ris à gorge déployée. Les battements de mon coeur s’accélèrent. Il est juste ridicule de ne ne pas y croire !

 

Ce n’est pas un rêve éveillé ! C’est notre réalité ! Celle que nous ne voulons plus voir.

 

Cherchons au fond de nous même ce que nous avons oublié, ce que nous ne connaissons pas encore.

Un jour, il m’est arrivé d’écrire : « il nous arrive de sourire, parfois de souffrir, vivre est un cri ». Oui, je pense que vivre est un cri. Mais il peut juste être un cri chantant. Il peut être juste comme une note, une multitude de notes plus diverses les unes que les autres. Un torrent de notes qui nous inonde, nous enveloppe.

 

Un torrent chaud.

 

Madiris Clet

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