Ma bulle secrète n°1

Kadoutchi et l'homme pruneau

Dans le village de Yombola, Kadoutchi cultivait l'art de l'ail et des fines herbes.

 

Ce jour là au loin, elle vit un objet luisant à la peau ébène. Elle s'en approcha et se trouva face à face avec un majestueux pruneau : le menhir noir !

 

Tout de suite, ce fut le coup de poudre. Une poussière de farine jaillit du ciel et s'incrusta sur ce joli pruneau aux yeux malicieux. Kadoutchi était éblouie : un pruneau rieur !

 

Il existait donc ce pruneau au corps si tendre et aux courbes si onduleuses.

 

Elle l'aurait pu le croquer d'un trait mais voila c'est lui qui la croqua d'un trait !

 

Kadoutchi se vit tendre les mains vers le pruneau. Elle y engouffra ses petites mains et aima la sensation chaleureuse du pruneau. C'était si souple. Ni une, ni trois, elle se colla contre le pruneau.

 

Il se passa quelque chose d'incredible but true. Elle se sentie devenir prunaile !Toute sa petite peau devenue si sillonnée était en train de se remplir à nouveau. Kadoutchi reprenait des couleurs.

 

Comment un seul pruneau avait fait pour faire briller à nouveau la chevelure de Kadoutchi ?


Il l'avait nourrit. Elle avait si faim. Elle devenait si maigre. Et pruneau aimait Kadoutchi (élément vital de l'histoire!).

 

Elle pouvait le manger, le croquer, le lécher, le caresser. Elle pouvait se restaurer. L'homme pruneau adorait ça. Enfin, un homme bon !

Kadoutchi et pruneau se mirent à danser au milieu du champ de violettes. Leurs âmes et leurs coeurs s'unirent et ils devinrent de vrais menhirs.
Oui, ils s'unirent.

 

Kadoutchi, aimez-vous les raviolis ?
Pruneau, aimez-vous le water polo ?
Kadoutchi, et si nous enlevions nos habits ?
Pruneau, ça fait longtemps que je n'ai plus rien sur le dos !
Kadoutchi, je ne comprends pas ...tu as des tonnes de couches de pull sur toi ...
Pruneau, la nudité c'est juste de dire les choses avec simplicité ...
Kadoutchi, tu veux dire qu'être nu ce n'est pas se mettre tout nu ?
Pruneau, la nudité c'est une question d'intimité. Tu veux bien me rhabiller ? (Kadoutchi commence à rougir).

...
Kadoutchi étant au bord de l'évanouissement, Pruneau lui servit une orangeade bien fraiche (comment un menhir peut-il faire alors qu'il n'a pas de main en théorie ...en pratique, il en a deux, et il s'en sert très bien !) (et aussi une orangeade au milieu d'un champ de violettes cela ne fait-il pas un peu surréaliste ...pas du tout, un menhir a toujours sa gourde avec lui !) ....

 

Kadoutchi, un peu ragaillardie, fit un sourire à Pruneau qui le fit tomber sur le dos. Ah, ah, vous ne l'aviez pas prévu celle là ?

 

Pruneau avait-il lui aussi besoin d'un peu d'orangeade bien fraiche ? Kadoutchi n'écoutant que son coeur se mit en tête d'essayer de relever Pruneau. Mais voila Pruneau était totalement abassourdi par ce qu'il venait de recevoir. Un sourire d'une telle envergure avait fait tomber le menhir.

 

Vous ne devinerez jamais ce qui se passa quand de tout son poids de pruneau il percuta le sol de violettes : une brèche se fit et des petits noyaux de menhirs commencèrent à pousser tout autour de pruneau et de Kadoutchi. Des prunotiers, des prunotieres, des prunomiens, des prunotiens, des prunomis, des prunomasses et des prunomatchi ....toute une ribambelle de nouveaux menhirs et menhirettes !

 

Pruneau et Kadoutchi n'en revenaient pas. Le champ de violettes était devenu une immense parade de pruneaux.

Tant d'emotion avec un seul pruneau, Kadoutchi se demanda "mais c'est qui ce gars ?" (ben oui, des fois Kadoutchi parle comme vous et moi).

 

D'ailleurs c'était la première fois, qu'elle rencontrait un pruneau. N'était-il pas un peu trop tôt pour se recoller contre le grand pruneau ? (parce qu'evidemment pruneau et katoutchi ne pensaient qu'à ça !!! A quoi ? Ben à faire un scrabble, à jouer à qui embrassera miss marple ...mais non, à s'embrasser, nom d'un pruneau !). Et vous vous demandez "ben, pourquoi ils ne le font pas alors" ? Ca c'est la grande question du XXII ieme siècle !

 

Mais si, mais si ...se sentant toute energie, Kadoutchi regarda Pruneau dans les yeux et lui dit "j'aime manger les raviolis au lit" (c'est pas tout à fait ce qu'elle voulait dire mais c'est ce qui sorti de sa petite bouche de canari).

 

Heureusement que pruneau parlait le langage de Kadoutchi car ce qu'il compris c'est "et si on allait au lit". Ils rièrent aux éclats. Alors autant vous dire que deux menhirs qui se marrent et bien c'est comme un concert de David Ghuetta : ca déménage !!!

 

Kadoutchi repensa un instant au moment où elle s'était réveillée ce matin là. Avant d'ouvrir les yeux, elle avait vu trois lumières blanches. Elles étaient alignées.

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