Ma bulle secrète n°1

La vache Myrtille a un gros soucis

La vache myrtille a un gros souci : elle voudrait devenir humaine.
Avant d’être animal, elle était un poisson demi-bulle, demi-lune.
Myrtille aime les fraises des bois, elle aime le goût salé de la mer, elle aime le curry et elle aime le lait !
Etrange, non ?
C’est une vache qui produit peu de lait. Et puis le lait à forte température, c’est écoeurant ?
Le lait de ses sœurs tourne dans cette grande cuve. C’est pour nourrir la population environnante.
« Un jour, le lait ne sera plus …la cuve sera vide ». Elle sera comme un puits sans eau. Et les habitants partiront chercher d’autre lait.

 

Petite information de l’auteur : ils en trouvèrent mais jamais ils ne retrouvèrent le goût de ce lait. Car ce lait venait de cette ferme où tout le monde travaillait : le père, la mère et tous les enfants.
Puis les enfants eurent des enfants à leur tour. Tout le monde travaillait. Ils et elles se retrouvaient pendant les vacances. Ils se levaient tôt pour travailler. C’était leurs vacances !!!!!

 

La nuit, il n’y avait pas un seul bruit. La nuit était noire. Les fenêtres étaient toutes petites. Ils se collaient les uns aux autres pour dormir. Comme les vaches dans leur grand hangar !!!
Un seul était mis à part : le taureau.
Myrtille pouvait entendre son souffle parfois derrière cette grande porte. Elle se demandait à quoi il pouvait ressembler. Il semblait être énervé. Elle aurait bien voulu aller lui ouvrir la porte mais celle-ci était blindée.
Ce taureau était puissant, d’une force inégalable.
Un seul taureau pour toutes ces vaches !!!


Plus tard, Myrtille rencontra plusieurs taureaux. Ils lui donnèrent tous quelque chose de spécial.
Saviez-vous qu’un taureau n’aime pas être attaché et qu’il n’est pas sentimental ?
Alors quand la sacrée vache Myrtille se rendit compte qu’elle n’était pas faite pour cette vie sans sentiment et d’une dureté à toutes épreuves et bien elle pris la décision d’aller à la rencontre d’autres animaux et en dansant, en battant la mesure, en gesticulant.


Vous avez l’air surpris ? Vous ne saviez pas que les vaches dansaient ?

Bon à la fin on dirait des girafes-vaches car la danse, c’est aussi du sport, de l’art, des sensations, du bien-être et tout ça, ça demande beaucoup d’efforts.
Et Myrtille aimait bien les efforts car vous savez quoi, elle aimait transpirer et l’odeur de la transpiration !!! Y’avait des goutelettes d’eau qui ruisselait sur son petit museau. Comme ça, si elle avait soif, elle pouvait se lécher les babines et être un peu désaltérée.


Car parfois demander juste un verre d’eau alors que vous venez de fournir un sacré effort vous est refusé. Pourquoi ? « C’est marqué dans le règlement », à ce qu’il parait.
Et la gentillesse dans tout ça ?
Il parait que c’est nul d’être gentille. Myrtille, elle pensait tout le contraire.
Normal, quand t’es une vache, t’es pas là pour avoir des sentiments. Ca ne serait pas plutôt quand t’es vache que t’es pas là pour avoir des sentiments.
Et ça y’en a en pagaille. Chez les humains, ils disent « pestes ».


Je suis sure que vous en connaissez alors si jamais vous voyez une petite, une grande, une maigre, une ronde myrtille (quelque soit sa couleur de peau) et que vous voyez ce qui se passe de pas très catholique, de pas très chic, de « dégueu » et bien élevez votre voix. Et faites savoir à myrtille que vous l’aimez comme elle est et faites le savoir au monde entier !!!
Car myrtille n’a pas besoin de devenir humaine. Pourquoi ? Parce qu’elle l’est déjà !!!!


Voilà les enfants, petits et grands … une histoire simple sans image, juste avec des mots simples.
Si l’un ou l’une de vous, souhaite me faire parvenir un dessin ou plusieurs pour illustrer cette petite histoire et bien vous pouvez m’écrire à l’adresse suivante : lemondemadiris@gmail.com


Et si vous hésitez parce que vous vous dites que vous ne savez pas dessiner et bien vous êtes des nounouilles farcies car comme le dirait cette chouette Madiris Clet « Mon expression libre est la vôtre ». Ce qui veut dire que vous êtes libres de m’envoyer votre propre langage artistique (et il en va de même pour les personnes qui auraient un sens en moins et qui voudraient s’exprimer d’une autre façon que la notre, je suis sure qu’ils ou elles en ont développé un autre et perso, j’aimerai bien qu’ils m’apprennent. Pas vous ?). Vive le langage des signes !!! Vos mains ont la parole, les enfants ! Et si vous avez plus de main et bien utilisez vos pieds !!!! www.mediavolo.net

 


 

Kadoutchi et l'homme pruneau

Dans le village de Yombola, Kadoutchi cultivait l'art de l'ail et des fines herbes.

 

Ce jour là au loin, elle vit un objet luisant à la peau ébène. Elle s'en approcha et se trouva face à face avec un majestueux pruneau : le menhir noir !

 

Tout de suite, ce fut le coup de poudre. Une poussière de farine jaillit du ciel et s'incrusta sur ce joli pruneau aux yeux malicieux. Kadoutchi était éblouie : un pruneau rieur !

 

Il existait donc ce pruneau au corps si tendre et aux courbes si onduleuses.

 

Elle l'aurait pu le croquer d'un trait mais voila c'est lui qui la croqua d'un trait !

 

Kadoutchi se vit tendre les mains vers le pruneau. Elle y engouffra ses petites mains et aima la sensation chaleureuse du pruneau. C'était si souple. Ni une, ni trois, elle se colla contre le pruneau.

 

Il se passa quelque chose d'incredible but true. Elle se sentie devenir prunaile !Toute sa petite peau devenue si sillonnée était en train de se remplir à nouveau. Kadoutchi reprenait des couleurs.

 

Comment un seul pruneau avait fait pour faire briller à nouveau la chevelure de Kadoutchi ?


Il l'avait nourrit. Elle avait si faim. Elle devenait si maigre. Et pruneau aimait Kadoutchi (élément vital de l'histoire!).

 

Elle pouvait le manger, le croquer, le lécher, le caresser. Elle pouvait se restaurer. L'homme pruneau adorait ça. Enfin, un homme bon !

Kadoutchi et pruneau se mirent à danser au milieu du champ de violettes. Leurs âmes et leurs coeurs s'unirent et ils devinrent de vrais menhirs.
Oui, ils s'unirent.

 

Kadoutchi, aimez-vous les raviolis ?
Pruneau, aimez-vous le water polo ?
Kadoutchi, et si nous enlevions nos habits ?
Pruneau, ça fait longtemps que je n'ai plus rien sur le dos !
Kadoutchi, je ne comprends pas ...tu as des tonnes de couches de pull sur toi ...
Pruneau, la nudité c'est juste de dire les choses avec simplicité ...
Kadoutchi, tu veux dire qu'être nu ce n'est pas se mettre tout nu ?
Pruneau, la nudité c'est une question d'intimité. Tu veux bien me rhabiller ? (Kadoutchi commence à rougir).

...
Kadoutchi étant au bord de l'évanouissement, Pruneau lui servit une orangeade bien fraiche (comment un menhir peut-il faire alors qu'il n'a pas de main en théorie ...en pratique, il en a deux, et il s'en sert très bien !) (et aussi une orangeade au milieu d'un champ de violettes cela ne fait-il pas un peu surréaliste ...pas du tout, un menhir a toujours sa gourde avec lui !) ....

 

Kadoutchi, un peu ragaillardie, fit un sourire à Pruneau qui le fit tomber sur le dos. Ah, ah, vous ne l'aviez pas prévu celle là ?

 

Pruneau avait-il lui aussi besoin d'un peu d'orangeade bien fraiche ? Kadoutchi n'écoutant que son coeur se mit en tête d'essayer de relever Pruneau. Mais voila Pruneau était totalement abassourdi par ce qu'il venait de recevoir. Un sourire d'une telle envergure avait fait tomber le menhir.

 

Vous ne devinerez jamais ce qui se passa quand de tout son poids de pruneau il percuta le sol de violettes : une brèche se fit et des petits noyaux de menhirs commencèrent à pousser tout autour de pruneau et de Kadoutchi. Des prunotiers, des prunotieres, des prunomiens, des prunotiens, des prunomis, des prunomasses et des prunomatchi ....toute une ribambelle de nouveaux menhirs et menhirettes !

 

Pruneau et Kadoutchi n'en revenaient pas. Le champ de violettes était devenu une immense parade de pruneaux.

Tant d'emotion avec un seul pruneau, Kadoutchi se demanda "mais c'est qui ce gars ?" (ben oui, des fois Kadoutchi parle comme vous et moi).

 

D'ailleurs c'était la première fois, qu'elle rencontrait un pruneau. N'était-il pas un peu trop tôt pour se recoller contre le grand pruneau ? (parce qu'evidemment pruneau et katoutchi ne pensaient qu'à ça !!! A quoi ? Ben à faire un scrabble, à jouer à qui embrassera miss marple ...mais non, à s'embrasser, nom d'un pruneau !). Et vous vous demandez "ben, pourquoi ils ne le font pas alors" ? Ca c'est la grande question du XXII ieme siècle !

 

Mais si, mais si ...se sentant toute energie, Kadoutchi regarda Pruneau dans les yeux et lui dit "j'aime manger les raviolis au lit" (c'est pas tout à fait ce qu'elle voulait dire mais c'est ce qui sorti de sa petite bouche de canari).

 

Heureusement que pruneau parlait le langage de Kadoutchi car ce qu'il compris c'est "et si on allait au lit". Ils rièrent aux éclats. Alors autant vous dire que deux menhirs qui se marrent et bien c'est comme un concert de David Ghuetta : ca déménage !!!

 

Kadoutchi repensa un instant au moment où elle s'était réveillée ce matin là. Avant d'ouvrir les yeux, elle avait vu trois lumières blanches. Elles étaient alignées.


 

Lapinou est de retour ...

Quand lapinou se présenta à elle, elle ne savait pas que c'était lapinou.

Pourquoi ?


Parce que la dernière fois qu'elle avait vu lapinou, il était sorti tout cramé du moteur de la voiture de son father. Eh oui, elle avait oublié son lapinou dans le moteur !

 

Elle fut inconsolable !

 

Comment su t-elle que c'était lapinou alors ?

 

Parce que le lendemain de leurs retrouvailles, tout son corps entier cria son nom.

 

Son cœur avait parlé. Au lever du lit, son corps se mit a aller de l'avant et elle entendit son cœur appeler son nom.

Problème : pas de réponse ?

 

Lapinou serait-il devenir sourd après la terrible étourderie de l'époque ?

 

Lapinou était devenu rond et elle rêvait secrètement de pouvoir s'allonger confortablement sur son bidon. Il l'aurait laissé faire et l'aurait enlacé de ses grands bras. (notation de l'auteur : Je sais, quelle romantique !!)

 

Mais voilà, c'était une sacré loustique et tout en elle était acoustique !

 

Lapinou avait réussi à faire quelque chose que peut avait fait avant lui. Il l'avait enlacé sans la presser. Il n'avait pas posé ses mains sur elle. Il avait fait le tour d'elle. Et bien evidemment, elle ne s'y attendait pas. Et comme elle ne s'y attendait pas et bien elle avait continué à faire quelques pas.

 

Sauf que voilà, il s'était passé quelque chose la-bas. Elle ne savait pas quoi.

 

Ce qu'elle savait c'est que son lapinou avait la foi. Elle savait aujourd'hui qu'elle n'était pas le genre des gars sans foie. Et c'était très bien comme ça. Car elle en avait fini avec le trépas.

 

Du coup, elle l'avait perdu une seconde fois.

 

Son lapinou ressemblait à un grand ours. Il semblait velu et était dodu. Un grizli des montagnes, un homme avec une douce poigne. Et si elle prenait sa douche avec le robuste male qui soigne ?

 

(annotation de l'auteur : Ca y'est, lapinounette recommençait à avoir des images très érotiques et très sismiques. Vibration, un véritable cantique. Tu nous entraines sur le chemin de la poétique contempocosmique).

 

Et si tu m'invitais pour un bal très romantique ?

Tu sais celui ou lapinou et lapinette partent en guinguette et où tu vas sortir tes castagnettes ?

 

Ole lapinette, connais-tu el gringo du rodéo ?
Ola lapinou, connais-tu la femme du mundo ?
Ole lapinounette, tu sembles avoir la langue bien pendue ?
Ola lapinounou, oui j'adorai me poser sur tes genoux …
Ola lapigringuette, veux-tu que je te montres ce qu'il y a sous la salopette ?
Olé lapogringo, et si nous faisons d'abord un brin de causette ?
Ola lapinoulette, el lapingringo a envie de te donner tout ce qu'il a ...
Ola lapinoulo, el lapinegringuine veut bien que tu lui offres ce qui est en toi...
Madre mias, tou é une lapinecoquine
Au nom de tous les miens, ji choui bien une femmuniquine. T'as pris ta dose de quinine, mon lapogringo ? Avec moi, c'est un shoot naturel vers le septième ciel !
Lapagringa, j'ai envie de toi ...
Lapogringo, je trouve que tu parles trop ...
Lapagringa, tu es une sacré senora ...
Je sais, lapingringo, c'est ce que l'on dit souvent de moi
Et quand est-ce que l'on part pour notre rodéo lapinegringetta
On a dejà commencé mon cher gringodemipatio
Avec toi, je sens que je vais être un homme de haut en bas
Avec toi, je sens que je vais être une femme de bas en haut

Et si de temps en temps, tu pouvais me prendre dans tes bras, ça m'irait bien à moi
Lapinegringuette, saches que tu seras toujours dans mes bras tout contre moi
Chouette lapinegringo, j'en avais marre de faire comme toi !
Lapingringo, on commence par quoi ?
Lapinegringuette, tu veux que je montre mes esquisses sur soie ?
Lapinsishua, oui je veux bien que tu m'enlèves mes bas ? (tiens, j'ai envie d'un chocolat!)
Lapinsishuine, je commence à sentir monter le bas
Lapinsishuin, chouette ..tu pourrais me montrer ça ?

Lapingringuette, tu veux être juste ma femme à moi ?
Lapingringotte, tu veux être juste mon homme à moi ?

T'as une belle, une belle carotte lapincraquotte ?
T'as une belle, belle charlotte lapinefragelrock ?

 

Merci mi amor !
De nada mon trésor !

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