Ma bulle secrète n°1

Ô toi Marin des airs

Ô toi Marin des airs par Madiris Clet

Laisse-moi vivre sans les commères.
Ces femmes à la langue de vipère,
celles qui sont accrochées à leur mère.

 

O toi marin des sables, des campagnes, des caravanes
Laisse-nous croire en nos rêves de Cocagne.
On y danse toute la nuit,
Comme des adultes qui se sourient.

 

O toi, le français d’un autre temps
Laisse-nous prendre soin du vent.
Celui qui t’empêche d’avancer,
Celui qui tournoie pour te faire tomber.

 

O toi, le marsouin d’un autre monde
Laisse-nous nous aimer sans condescendance.
Ta lignée est assurée.
Je suis sa dulcinée.

Je suis guérie

C’est mon chéri
Je ne le connaissais pas
Cet homme là.

 

De là-haut, tu me vois
Tu sais que l’on parle de moi
Tu sais que j’aime ton fils
Que je pense à lui, le réglisse.

 

Je veux bien de lui
Si c’est ce qu’il veut aussi.
J’aime faire l’amour avec lui
Mais c’est à lui de donner son avis.

 

Je ne veux juste plus être la numéro deux.
Je mérite mieux.
Et si ce n’est pas lui,
Alors, c’est que ce n’est plus ma vie.

 

Il ne téléphone pas, il ne vient pas
Tout s’estompe pas à pas.
Je n’existe pas
S’il m’a zappé, pas moi.

 

 

 

J’ai mis des bas.
Ils ne sont pas en soie.
J’ai senti le froid.
Puis j’ai perdu mon émoi.

 

Je n’étais pas prête
A devenir sa soubrette.
Pas de regret,
Je n’aime pas être montée !!


On ne dresse pas une femme.
On caresse chaque âge.
On lui parle librement
De l’ancien testament !

 

Elle n’a pas connu ces années là.
Elle était ailleurs, avec les ma radja.
On a voulu l’acheter,
Comme on achète une poupée.
Mais son père a dit non.
Il avait bien raison.

 

Merci Papa.
D’avoir pris soin de moi.

 

Madiris Clet

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