Ma bulle secrète n°1

Un simple plat de pâtes

Un simple plat de pates

Un remède d’homéopathe.

Un petit bol,

Pour vous rappeler,

Que seule la dignité

Permet de sortir de taule.

 

Les pierres austères,

Ont oublié dans leur misère,

Que les herbes avaient un esprit,

Et qu’un jour, une nuit, elles se sentiraient à l’abri

Dans les créneaux de leurs amis

Ceux qui avaient fui leur pays.

 

Des accents venus d’ailleurs,

Des mots pour consoler leurs cœurs,

Des valeurs communes,

Pour tous ces enfants des dunes.

 

Pas de compliment,

Juste du harcèlement,

Si je te sens encore dans mon dos

Je ne connaitrais plus le repos.

 

Et je me laisserais mourir une nouvelle fois

Car tu ne t’es jamais occupé de moi.

Le gouffre s’est installé entre nous

Je me suis laissée tombée à genoux

Et ton regard si froid, sans émoi

A su que c’était ce que tu voulais de moi.

Que je courbe l’échine

Car tu ne m’aimes pas

Pourtant je suis là.

Tu ne me vois pas.

Et cela ne changera pas.

 

 

Mamiphère des mers, reptile fossilisé,

Combien de femelles avez-vous baisé

Dans le dos de celles qui se sont résignées,

Abimées par tant de lâcheté

Pourtant qui n’ont eu de cesse de vous protéger.

 

Certaines pierres sont des détonateurs,

Revelateurs de notre propre frayeur.

Certaines pierres sont poreuses,

Sensibles aux sons des moisonneuses batteuses.

 

 

Faire taire ses enfants aimés

Comme on fait taire un animal dompté

Frères et soeurs de tous les avis

vous ne serez pas étonnés

de ces changements de mentalités

D’avoir imposés autant d’interdits.

 

Il est interdit de donner son avis

Il est interdit d’émettre une envie

Il est interdit de bouger

Il est interdit de danser

Il est interdit d’avoir une idée

Il est interdit de se tromper

Il est interdit de s’amuser

Il est interdit de faire un bruit

Il est interdit d’être.

Tout ce que l’on te demander c’est : travailler !

 Et surtout il est interdit de dire la vérité

 

Mais voilà, je n’ai jamais su vraiment mentir

Alors mon cheval de bataille

C’est d’écrire des mots en pagaille

Ils peuvent les brûler sur un tas de paille

Les mots ne peuvent être administrés.

Car aujourd'hui, eux aussi sont éternité.

 

N’essayez plus de les déstabiliser

C’est de l’anti-productivité.

Vous comprendrez peut-être enfin de mot « assez »

Vous ne nous connaissez pas

Car cela ne vous intéresse pas.

 

Nous avons tenté de vous faire signe

Et puis un jour, nous avons arrêté ce combat inutile

Nous n’avons plus de temps à perdre pour vous

Les dinosaures d’un temps qui n’existe plou !!

 

Et depuis que je n’ai plus de nouvelle

Je me sens poussée des ailes

Aujourd’hui, je ne me bats plus

J’apprends juste à me pardonner d’y avoir cru.

 

Madiris Clet

 

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